Nice

Nice (en occitan Niça, en occitan Nizardo Nissa, en italien Nizza) est une ville française située dans le département des Alpes-Maritimes, dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

C’est l’un des centres touristiques de la Côte d’Azur, au bord de la Méditerranée, près de la frontière avec l’Italie (30 km) et Monaco (20 km), au pied des Alpes, à l’est du Var. Nice est située à 960 km de Paris, 230 km de Marseille, la capitale régionale, 195 km de Gênes et 215 km de Turin. C’est la plus grande ville de la Côte d’Azur, s’étendant de Hyères à Menton. Ses stations balnéaires et ses plages attirent les touristes à fort pouvoir d’achat, ainsi que ses promenades, ses musées, sa vie nocturne et ses magnifiques vues sur la mer constituent une attraction touristique. En raison de son agglomération, c’est aussi la septième ville de France.

Nice, capitale historique du Comté de Nice, a été liée à l’Italie jusqu’à son invasion et son annexion par la France à la fin du XIXe siècle. Une partie de sa population conserve le dialecte nizardo, une variété de la langue ligurienne fortement influencée par la langue occitane après 1860. Des variantes de la langue ligure, dont le monégasque et la vallée de la Roya, sont parlées dans les zones proches de la ville. Il est très probable qu’au Moyen Age, le ligurien était la langue véhiculaire de la ville.

Table des matières

1 Toponyme
2 Gentilicio
3 Histoire
4 Géographie
5 Armoiries
6 Administration
7 Données démographiques
8 Aménagement urbain
9 Transports
10 Éducation
11 Santé
12 Économie
13Culture
14Personnalités liées à la commune

Toponyme

Il y a deux étymologies probables pour le mot Nice, d’une part, on pense qu’il vient de l’ancienne langue pré-romaine des Ligures, dans une telle langue nis disparu aurait signifié « source d’eau douce », bien que l’étymologie la plus répandue soit celle d’origine grecque : Νικαïα (Nikaia, « qui donne victoire « 4), variation du Niké (Victoria), apparemment en raison de la victoire obtenue par les colons grecs sur la population liguro-toscane. Nikaia est une épithète liée au nom de deux déesses, Artémis et Athéna, déesses honorées à Marseille.5 Ce serait donc l’un des nombreux noms de la côte méditerranéenne grecque tels que Fos, Antibes et Agda.

Pendant l’Empire romain, cette ville a été nommée avec une latinisation du nom grec : Nicée ; pendant le Moyen Age, son nom est devenu Niça6, en occitan et, plus tard, quand la ville appartenait au Royaume de Sardaigne, elle a été appelée Nizza Marittima pour la distinguer de Nizza Monferrato.

Gentilicio

El gentilicio nizardos en espagnol et niçois en français ; en italien son nom est Nizza, dont le gentilicio est nizzarda/o (au pluriel, nizzardi).

Histoire

Article vedette : Les peuples anciens d’Italie

L’histoire de Nice se caractérise essentiellement par deux éléments. C’est principalement une ville frontalière qui contrôle le passage sud des Alpes. Elle a successivement fait partie de la Ligurie, de la Savoie, du Piémont, du Royaume de Sardaigne et de la France. C’est une ville dont l’expansion s’est fortement accélérée au XXe siècle, notamment par le développement du tourisme. Ces deux caractéristiques ont eu des conséquences majeures sur la planification sociale, politique, économique, culturelle et même urbaine.

Préhistoire

On sait que la région où se trouve actuellement la ville de Nice est habitée par l’homme depuis 400 000 ans. Les vestiges archéologiques trouvés à Terra Amata : pointes de flèches, bifaces, ossements d’animaux et quelques restes humains en sont la preuve. A cette époque, le niveau de la mer était plus élevé et la colline du château était une île. On pense que les habitants préhistoriques, chasseurs, se sont installés sur une plage de galets, près d’une fontaine d’eau douce.
Nice à l’époque de l’Italie romaine, Région IX Ligurie
Fourmi

Nice (Nicée) a été fondée il y a environ 2 300 ans par les Grecs de leur colonie de Marseille7 dans un manteau approprié pour être un port et a reçu le nom de Niké ou Nicée7 en l’honneur de la victoire contre les Liguriens, peuple autochtone. (Niké est le nom de la déesse grecque de la victoire).

Nice était une colonie grecque sur les côtes de la Ligurie pour commercer avec les populations de la région ligure afin de contrer les ambitions étrusques et puniques à l’ouest de l’Italie.
Nice dans l’ancienne Ligurie : Région IX Ligurie

En 154 av. J.-C., les Romains (Rome antique) arrivèrent pour la première fois. La ville a été incorporée dans la préfecture de l’Italie dans la province de Ligurie, bien qu’elle ait été plus tard capitale de la province romaine des Alpes maritimes, formée à partir de la Ligurie : Région IX Ligurie de l’Italie. Plus tard, c’est Cemenelum qui deviendra la capitale de la province romaine des Alpes Maritimes. Le Var ou Varo séparait la Gaule de la province romaine des Alpes Maritimes et d’autres régions italiennes.

La ville est rapidement devenue un important port commercial sur la côte ligure. En tant que ville, elle avait un rival important dans le Cemenelum voisin qui a continué à exister jusqu’aux temps des invasions lombardes. Les ruines de Cemenelum se trouvent à Cimiez, aujourd’hui un des quartiers de Nice. Sur la colline de Cimiez, il y a un magnifique site archéologique et sous son parc d’oliviers se cache une grande partie de l’ancienne cité romaine. Aujourd’hui, l’amphithéâtre est le lieu d’événements tels que le festival international de jazz à Nice ou le festival maya, entre autres.
Tour de Saint François
Moyen-âge
Nice dans la ligue médiévale de Ligurie.

En l’an 500, Nice subit l’invasion d’Ostrogoda, comme le reste de l’Italie, puis en 550, vint l’unification avec l’Empire romain d’Orient. Au VIIe siècle, Nice était sous la domination des Lombards.

Au VIIe siècle, Nice rejoint la ligue de Gênes formée par les villes de Ligurie, et en 729 expulse les Sarrasins, mais subit le pillage de ceux-ci entre 859 et 880 quand il fut brûlé.

Au Moyen Âge, Nice intervient dans la plupart des guerres et des catastrophes qui ravagent l’Italie. En tant qu’allié de Gênes, il était l’ennemi de Pise. Au cours des XIIIe et XIVe siècles ont appartenu à plusieurs reprises aux comtes de Provence mais la population niçoise a toujours rejeté les invasions françaises avec de nombreuses guerres. Le Var ou Varo sépare la Gaule de l’Italie depuis l’époque romaine. En 1108, Nice devient une république italienne de Ligurie qui prend pour exemple sa sœur aînée Gênes. En 1166, les troupes provençales tentent d’envahir Nice, mais l’opposition et la résistance de ses habitants les obligent à renoncer à ce but. Cependant, en 1176, Nice est envahie par la Provence dirigée par Alphonse Ier qui va tyranniser la population. En 1215, à la mort d’Alphonse Ier, la ville se rebelle, battant les troupes françaises et Nice s’allie à Gênes.

En 1347-1348 elle est dévastée par la peste noire, la ville perd la moitié de sa population.

Une communauté juive s’est établie dans la ville au XIIIe siècle.8
Du Moyen Age au 19ème siècle
Articles principaux : Comté de Nice, Duché de Savoie et Royaume de Sardaigne.
Caterina Segurana contre les Français et les Turcs sur le site de Nice (1543)

En 1388, la commune de Nice est placée sous la protection des comtes de Savoie.

à un pacte qu’ils ne donneraient jamais aux Provençaux ou aux Français.

Il est devenu le seul port du département de Savoie en Méditerranée, avec la ville voisine de Villefranche-sur-Mer. La force maritime de Nice s’accroît progressivement, ses fortifications s’agrandissent et ses routes s’améliorent. Dans le conflit entre Charles Ier d’Espagne et François Ier de France, Nice subit le passage de différentes armées avec les conséquences des pillages français, des ravageurs et de la famine pendant plusieurs années. Enfin, le pape Paul III fit signer un traité de paix entre les deux monarques, qui se réunirent dans la ville et signèrent la Trêve de Nice. La paix a duré dix ans. Nice était souvent attaquée parce que la ville n’avait pas de garnison fixe pour la défendre. Nice contrôlait le col sud des Alpes. Nice était également sous la protection du Royaume d’Espagne et d’autres villes italiennes.

En 1543 c’est le site de Nice (1543), Nice a été attaqué par les forces de François Ier de France et le pirate turc

Barbarossa7 et en victoire Barbarossa a été autorisé à piller la ville et prendre 2.500 de ses habitants comme esclaves. La ville basse est prise, lors de l’assaut du 15 août 1543, mais la forteresse résistera, jusqu’à ce que les Français et les Turcs se replient en septembre aux nouvelles de l’arrivée de la flotte sous le commandement de l’amiral génois Andrea Doria, et des armées d’Alfonso de Avalos venant de Milan (tous deux au service de Charles I d’Espagne).

Le 8 septembre, les assaillants se retirent. Caterina Segurana est une héroïne niçoise devenue célèbre lors de la bataille de Nice (1543) contre les Français et les Turcs.

La peste réapparut en 1550 et 1580.

En 1561, Manuel Filiberto de Savoie supprima l’usage du latin comme langue administrative et établit l’italien comme langue officielle des affaires gouvernementales à Nice. Toutefois, la population a toujours utilisé Ligurian.

En 1600, la ville est brièvement reprise par le duc huguenot de Guise,7 qui ouvre les ports de Nice et proclame le libre-échange dans la ville, amorçant une période de prospérité.

En 1610 est la construction de la Voie Royale Nice-Turin. En 1642, les Espagnols furent expulsés de Nice. En 1690, la Savoie, alliée de l’Empereur d’Espagne, combattit Louis XIV de France dans le cadre de la Ligue des Habsbourg. Les Français occupèrent la Savoie en 1691 et le maréchal de Catinat prend Nice. Cinq ans plus tard, en 1696, la ville est remise aux ducs de Savoie7 lorsque la fille du duc épouse un petit-fils de Louis XIV de France. Peu après, Louis XIV fit assiéger la ville en 1705 par le duc de Feuillade et le maréchal de Berwick.7 Après sa conquête, ses fortifications furent démolies. L’année suivante, la contre-offensive des Savoie atteint Toulon et la ville est reconstruite.

Les troupes sardes entrent dans la ville en 1707.7 En 1713, la signature du traité d’Utrecht rend Nice à la maison de Savoie qui est faite avec le Royaume de Sardaigne. En 1792, la ville est conquise par les troupes de la République française. De violents combats entre les troupes sardes et les envahisseurs français ont lieu dans l’arrière-pays. Les troupes sardes libèrent Nice. Un an plus tard, une nouvelle invasion et une occupation française entre 1793 et 1814. Nice est une position géographique stratégique pour la France. Elle contrôle l’accès à l’Italie. En 1815, les Nizards acclament Victor Emmanuel Ier de Sardaigne et demandent le retour au Royaume de Sardaigne. En 1814, le territoire fut à nouveau restitué au Royaume de Sardaigne.
Invasion et annexion française en 1860
Articles principaux : Unification italienne et Giuseppe Garibaldi.
Invasion et annexion française de la Savoie et de Nice en 1860.

En 1860, la France envahit Nice et l’annexe7 après la signature du traité de Turin. Le traité de Turin a accordé à la France Savoie et à Nice (avec l’accord des populations respectives de ces régions avec une voix) en échange de l’aide militaire totale de la France contre les Autrichiens, soutenant ainsi l’Italie dans son effort d’unification. Dans ce traité, la France n’a pas laissé d’autre choix à l’Italie que de céder le Comté de Nice, à l’époque peuplé de citoyens italiens.

La France, pour sa part, a signé à la hâte la paix avec l’Autriche. Cette situation a laissé l’Italie seule pendant la guerre (avant l’unification italienne). La France n’a pas apprécié son engagement en faveur d’une alliance avec l’Italie, et Nice et la Savoie ont été annexés. La cession a été ratifiée par référendum régional : plus de 25 000 électeurs sur un total de 30 700 se sont prononcés en faveur de l’attachement à la France. Savoie a également été transféré à la couronne de France par des moyens similaires. Le plébiscite était contrôlé par la France. Giuseppe Garibaldi, né à Nice, s’oppose à la cession à la France, arguant que le vote a été manipulé par les Français. Aujourd’hui, il y a des historiens qui font remarquer que le résultat a été falsifié.

En conséquence, de nombreux Nizzo se sont installés dans le nouveau royaume d’Italie, principalement dans les villes de Vintimille, Bordighera et Ospedaletti. Après l’annexion, un mouvement est né qui a exigé l’annexion de Nice à l’Italie. Ce mouvement est connu sous le nom d’irrédentisme italien à Nice. Les irredentistes italiens considéraient Nice comme l’un de leurs principaux objectifs nationalistes, avec l’Istrie, la Dalmatie, la Corse et le Trentin.

Nice a été annexée à la France en même temps et dans les mêmes conditions que la Savoie. Les deux délégués nicaraguayens Giuseppe Garibaldi et Laurenti-Roubaudi ont envoyé la lettre de protestation suivante au Parlement de Turin pour dénoncer les conditions du plébiscite :

M. le Président,

« Vu le résultat du vote du département de Nice, qui a eu lieu le 15 du présent, sans aucune garantie légale, en violation manifeste de la liberté et de la régularité du vote et des promesses solennelles prévues dans le traité de cession du 24 mars ; Nous nous attendions à ce qu’un tel vote ait eu lieu dans un pays qui appartenait théoriquement encore à l’Etat de Sardaigne (Italie) et qui était libre de choisir entre lui et la France, mais qui était en réalité entièrement aux mains de ce dernier pouvoir, occupé militairement et soumis à toutes les influences de la force matérielle, comme les témoignages de la chambre et du pays nous le démontrent sans réponse possible ;  » Nous attendions, avec beaucoup de sérieux défauts, que le vote actuel ait lieu mais l’expérience passée ne permettait en rien de faire un bon examen de cette question ; nous nions en fait que l’on puisse faire l’objet de l’expérience de l’histoire de la Sardaigne et que l’on puisse en tirer les conséquences de la manière la plus régulière possible ;  » Nous avons donc été très surpris que l’on ait pu voir la situation de la Sardaigne dans l’état d’esprit d’esprit des gens qui l’avait été dans les circonstances de l’époque où l’on avait vécu. « Signé, nous pensons qu’il est de notre devoir de déposer notre mandat de représentants de Nice, protestant contre les actes de fraude et de violence perpétrés, jusqu’à ce que le temps et les circonstances nous permettent, à nous et à nos concitoyens, de faire valoir avec une liberté effective nos droits, qui ne peuvent être diminués par un pacte illicite et frauduleux « .

Giuseppe Garibaldi – Laurenti-Roubaudi

Invasion et annexion de Nice par la France en 1860

Les bulletins de vote étaient rédigés en français, une langue que les Nizards ne comprenaient pas. Il n’y avait pas de bulletins avec un vote négatif et l’armée française contrôlait les bureaux de vote. Les maires opposés à l’annexion ont été licenciés et le personnel municipal nommé par les autorités françaises. Il y a eu l’occupation militaire française et la promesse du pénitencier de Cayenne, sans procès, pour tout opposant à l’annexion. L’Angleterre, l’Allemagne et beaucoup d’autres pays européens ont qualifié ce vote de  » blague « . Un journaliste de l’English Times l’a écrit ainsi :

Le plébiscite de 1860 fut la plaisanterie la plus abjecte jamais faite dans l’histoire des nations !

En 1860, la population de la ville se rebelle contre les Français en manifestant la réunification au royaume d’Italie, mais le gouvernement de Paris commande une armée pour réprimer la rébellion. Giuseppe Garibaldi, né à Nice, a tenté avec les Nizards de réunifier sa ville en Italie avec l’argument que le vote était manipulé par les Français, mais l’armée française était fermement opposée. L’armée française a réoccupé Nice pendant de nombreuses années. La langue italienne a été interdite et tous les journaux de Nice ont été fermés, ce qui a déclenché un processus d’afrancesamiento forcé du comté de Nice.

Ce n’est qu’en 1871 que des élections relativement libres ont eu lieu. Le parti anti-français de Giuseppe Garibaldi remporte les élections et les Nizards le soutiennent. Le 9 février 1871, les Nizardos dans les rues criaient le slogan :

Vive Nice ! Vive l’Italie ! À bas la France ! Mort aux Français !

Une tentative de coup d’Etat a lieu sous la direction de Giuseppe Garibaldi, les habitants de Nice demandent la réunification avec l’Italie. Nice est vaincue par une armée française composée de 10 000 soldats. Beaucoup de Nizards seront déportés, jugés et condamnés à la prison. Beaucoup sont contraints à l’exil pour sauver leur vie, s’installant dans le nouvel Etat italien.

En 1873, il y eut à nouveau de violentes manifestations et l’ancienne revendication des Nizardos d’union avec l’Italie. En 1875, il y eut une rébellion majeure des Nizards, 85% de la population niçoise demande à retrouver son indépendance. Thiers envoya alors ses troupes pour réprimer les insurgés de Nizardan. Plusieurs centaines de Nizzaros ont été tués par les troupes de la République française.

En 1882, l’architecte Charles Garnier construit le célèbre Observatoire de Nice avec l’aide de Gustave Eiffel.
20ème siècle, Nice français

A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, Nice a été choisie comme destination de vacances d’hiver par la reine Victoria I d’Angleterre, qui a passé de longues périodes dans son palais sur la colline de Cimiez, l’actuel hôtel Régina (où Matisse a vécu pendant son séjour à Nice). Les riches anglais construisirent des palais sur Cimiez et créèrent l’avenue maritime, dont la mémoire s’appelle Promenade des Anglais. Pour la reine, une promenade a été créée au-dessus des anciennes maisons de pêcheurs, où elle a pu voir la mer et l’activité frénétique autour de l’actuel Cours Saléya.
Carte de 1919 représentant l’Italie et ses revendications territoriales sur toutes les populations italiennes.

Le XXe siècle, Nice a vu l’arrivée des transports modernes. En 1900, le tramway électrifie ses tramways hippomobiles et étend son réseau à tout le département, de Menton à Cagnes-sur-Mer. Dans les années 1930, un plus grand nombre de connexions d’autobus ont été ajoutées dans la région. Dans les années 1930, Nice était le siège international de la course automobile en Formule 1 (le prédécesseur de la Formule 1) sur le circuit dit de Nice.

Le circuit a commencé le long de la côte, au sud des jardins d’Albert Ier, puis s’est dirigé vers l’ouest le long de la promenade anglaise, suivi d’un virage serré dans l’hôtel Negresco à l’est et autour des jardins d’Albert Ier avant de se diriger à nouveau vers l’est le long de la plage du quai des Etats-Unis (son nom, depuis le XIXe siècle, jusqu’à une ligne longeant la côte est de la Baie des Anges de Nice, sur la route en bord de mer des Alpes-Maritimes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’aéroport a été réquisitionné par l’aviation militaire française le (3 septembre 1939)9.

Lorsque la guerre éclate en septembre 1939, Nice devient une ville de refuge pour de nombreux étrangers déplacés, en particulier les Juifs fuyant la progression nazie en Europe orientale. De Nice, beaucoup se réfugièrent encore plus dans les colonies françaises, au Maroc et en Amérique du Nord et du Sud. Après juillet 1940, après la mise en place du régime de Vichy, il y eut plusieurs agressions antisémites qui accélérèrent l’exode de juillet 1941 à 1942. Le 26 août 1942, 655 Juifs d’origine étrangère sont arrêtés par le gouvernement Laval et internés à la caserne d’Auvare. De ce nombre, 560 furent déportés au camp d’internement de Drancy le 31 août 1942. En raison de l’activité du banquier juif Angelo Donati et du frère capucin Père Marie-Benoît, les autorités locales ont entravé l’application des lois anti-juives de Vichy. En fait, pendant la guerre, le banquier juif Angelo Donati a aidé de nombreux Juifs à fuir la politique antisémite française en Italie.

Les premiers résistants au nouveau régime furent un groupe de lycéens du lycée de Nice, aujourd’hui Lycée Masséna, en septembre 1940. Plus tard, ils furent arrêtés et exécutés en 1944 près de Castellane. Les premières manifestations publiques ont eu lieu le 14 juillet 1942, lorsque plusieurs centaines de manifestants sont descendus dans les rues de l’avenue de la Victoire et de la place Masséna. En novembre 1942, les troupes allemandes entrèrent dans la plupart de la France inoccupée, mais les troupes italiennes s’installèrent dans une zone plus petite, dont Nice. La ville a été occupée et administrée par l’Italie entre 1942 et 1943. Une certaine ambivalence subsistait au sein de la population, dont bon nombre étaient des immigrants récents d’origine italienne. Cependant, la résistance a pris de l’ampleur après la capitulation de l’Italie en 1943, lorsque l’armée allemande a occupé l’ancienne zone italienne. En 1943, les nazis occupèrent la Grande Synagogue et y enfermèrent de nombreux Juifs avant leur déportation.8 Les représailles s’intensifièrent entre décembre 1943 et juillet 1944, lorsque de nombreux partisans furent torturés et exécutés par la Gestapo locale et la Milice française. La région de Nice fut lourdement bombardée le 26 mai 1944 par les troupes alliées en vue des manœuvres de débarquement en Normandie. Ce bombardement fit environ 1000 victimes et plus de 5600 sans-abri, et la famine s’ensuivit durant l’été 1944. Des parachutistes américains entrèrent dans la ville le 30 août 1944 et la ville fut finalement libérée. Les conséquences de la guerre ont été très lourdes, la population a diminué de 15% et la vie économique a été complètement interrompue. Une autre perte, dans le monumental artistique a été le casino projeté sur la mer auquel il a été accédé par une passerelle, d’une grande beauté, d’inspiration orientale dans ses coupoles, il a été utilisé par les Allemands pour créer des armes de guerre, en ayant une structure ferrovítrea.

Après la Seconde Guerre mondiale, dans la seconde moitié du XXe siècle, Nice a connu un boom économique tiré principalement par le tourisme et la construction. Nice fut gouvernée par le populaire maire Jean Médecin (maire de 1923 à 1941 et de 1947 à 1965) et plus tard par son fils Jacques Médecin (maire de 1966 à 1990). Sous sa direction, il y a eu un réaménagement urbain majeur, y compris de nombreuses nouvelles constructions. Il s’agit notamment du centre des congrès, des théâtres, des nouvelles routes et autoroutes. L’arrivée des Pieds-Noirs, réfugiés de l’indépendance algérienne à partir de 1962, a également donné un nouvel élan à la ville et modifié de manière significative la composition de sa population et son point de vue traditionnel. A la fin des années 1980, des rumeurs de corruption politique au sein de l’administration municipale ont fait surface et, enfin, des accusations contre Jacques Médecin l’ont forcé à fuir la France en 1990. Il a ensuite été arrêté en Uruguay en 1993, extradé vers la France en 1994, reconnu coupable de corruption et d’infractions connexes et condamné à la prison. Jacques Médecin a fui la France en 1990 après des scandales de corruption politique. Trois ans plus tard, il a été arrêté en Uruguay et extradé en 1994 et condamné à la prison.

Le 16 octobre 1979, il y a eu un glissement de terrain et un glissement de terrain sous-marin causés par les tsunamis qui ont frappé la côte ouest de Nice.10 Cependant, le débat est ouvert car certains pensent que le tsunami a été causé par l’effondrement des travaux d’extension de l’aéroport.11 12 Ces phénomènes ont fait 8 à 23 victimes.

Maire de Nice jusqu’en mars 2008, Jacques Peyrat (maire depuis 1995) est membre de l’UMP de droite et ancien membre du Front National de Jean-Marie Le Pen.

En 2000, l’Union européenne a signé le traité de Nice dans la ville, qui affecte profondément les structures et la gouvernance de l’Union.

En février 2001, les dirigeants européens se sont réunis à Nice pour négocier et signer ce qui est aujourd’hui le traité de Nice, qui a approuvé la modification des institutions de l’Union européenne.

En 2010, les autorités françaises ont voulu célébrer le 150e anniversaire du « référendum » de l’union du département de Nice à la République française. Au Musée Masséna, vous pouvez voir les documents du plébiscite tenu à l’occasion de l’adhésion.

Le 14 juillet 2016, un attentat terroriste a eu lieu à Nice, au cours duquel un camion a écrasé une foule de personnes sur la promenade des Anglais qui appréciaient les feux d’artifice lors de la célébration de la fête nationale.13 Il a causé la mort de plus de 80 personnes.14

Géographie

Lieu
La Méditerranée à Nice

Nice est située dans la pointe sud-est de la France métropolitaine, à environ 30 km de la frontière italienne, sur les rives de la Méditerranée. Elle fait partie de la Riviera. Elle est située sur les rives de la Baie des Anges15 et entourée de collines. Située entre Cannes et Monte-Carlo, Nice est le joyau de la Côte d’Azur et le noyau de la Côte d’Azur, dont elle est la plus grande ville. Avec une position excentrique en France métropolitaine et dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle est située à 960 km de Paris et 230 km de Marseille, la capitale régionale, tout en étant relativement proche des grandes villes italiennes comme Gênes (195 km) et Turin (216 km). Nice fait partie de la région géographique italienne.

La ville de Nice est située sur la côte méditerranéenne, dans l’étroite plaine du Paillon15, bordée au nord par le massif du Mercantour et au sud par la mer Méditerranée. La ville est bordée à l’ouest par la vallée du Var ou Varo et à l’est par le Mont Boron.

La ville possède deux petites rivières, le Paillon et le Magnan. Le Paillon coule à l’est, entre Nice et la colline de Cimiez et traverse le centre de la ville ; il est souterrain et sur lui se trouvent les jardins et fontaines du Paillon. Le ruisseau Magnan coule vers l’ouest et est beaucoup plus petit. Plusieurs collines dominent la ville, dont la plus connue est la colline de Cimiez avec ses ruines romaines, son monastère franciscain et le musée Matisse. C’est sur cette colline que se tient le Nice Jazz Festival en juillet. La colline du château sépare la ville du port, il ya des ruines de l’ancien château, une cascade artificielle et deux cimetières.

Armoiries de la ville

Armoiries du comté de Nice

Les armoiries de Nice apparaissent pour la première fois dans une copie du règlement d’Amadeus VIII, probablement écrite vers 1430.16 Nice est symbolisée par un aigle rouge sur fond blanc, posé sur trois montagnes, que l’on peut décrire en héraldique française comme  » d’argent à une Aigle de gueule posée sur trois coupeaux « .16 ( » un aigle rouge au bec argent soutenu sur trois buttes. « ). Les armes n’ont subi que de petites modifications : L’aigle a encore été stylisé, et « porte » maintenant une couronne pour le Comté de Nice, et les trois montagnes sont maintenant entourées d’une mer stylisée 16

La présence de l’aigle, emblème impérial, montre que ces armes sont liées au pouvoir de la maison savoyarde. L’aigle qui est placé sur les trois collines est une représentation de la Savoie, en référence à sa domination sur le pays autour de Nice. 16 La combinaison du blanc et du rouge (argent et gueules) fait référence aux couleurs du drapeau savoyard. Les trois montagnes symbolisent un grand honneur territorial, sans souci de réalisme géographique.

Administration

Palais de justice

Nice est située dans le département des Alpes-Maritimes, dont elle est la préfecture. En tant que préfecture, elle est aussi la capitale du district de son nom. Il est le chef-lieu de quatorze cantons, dont treize sont constitués exclusivement du territoire niçois, tandis que l’un d’eux, le canton de Nice-13, comprend également trois autres communes (La Trinité, Saint-André-de-la-Roche et Falicon).17 Il abrite le siège de Nice Côte d’Azur18 Métropole.

Nice est le siège du diocèse de Nice de l’Église catholique. Le diocèse comprend tout le département des Alpes-Maritimes à l’exception des îles

de Saint-Honorat.

Cantons

La ville de Nice est divisée en quatorze cantons. Après les dernières élections cantonales de mars 2011, dix cantons sont aux mains de la droite, trois de la gauche et un pour un candidat indépendant.

Données démographiques

En 2007, la population de la ville était de 348 721 habitants, atteignant 1 197 182 habitants dans toute la zone urbaine lors du recensement de 1999. Son aéroport de Nice-Côte d’Azur est le deuxième plus fréquenté de France. Avec 340 735 habitants en 2009,22 est la cinquième commune de France (après Paris, Lyon, Marseille et Toulouse). Son aire métropolitaine est la cinquième en France (après Paris, Lyon, Marseille et Lille) et regroupe 947 337 habitants (2008). Elle est située au cœur d’une agglomération de 1 005 230 habitants (2008) et d’un espace urbain, l' » espace urbain Nice-Côte d’Azur  » qui compte 1 293 381 habitants (2007).23 La ville est le centre de la métropole, Nice-Côte d’Azur qui regroupe quarante-six communes et environ 545 000 habitants. La population du Scot de Nice (plan de cohérence territoriale), créé en 2003 et composé de 29 communes, était estimée à 517 500 habitants en 2005.24
Selon les estimations de l’INSEE, la population était de 340 735 habitants en 2009 : Nice est la cinquième ville de France, après Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. L’agglomération niçoise et ses environs compte 946.630 habitants (2007). C’est la cinquième partie de la France, après Paris, Marseille, Lyon et Lille. Son agglomération compte 999 678 habitants (2007), ce qui en fait la septième agglomération française, derrière Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse et Bordeaux. La population de Scott Nice était estimée à 517 000 habitants au 1er janvier 2005[6]. La densité est de 4 848,7 habitants par kilomètre carré. Le taux d’évolution de la population est positif, bien que faible : entre 1999 et 2007, la variation due à l’accroissement naturel et celle due au solde migratoire sont toutes deux de + 0,1%.

La ville a connu une augmentation de la population dans la seconde moitié du XIXe siècle, lorsque la population a doublé, principalement en raison de l’immigration italienne. Au XXe siècle, cette augmentation s’est intensifiée avec l’arrivée de citadins à l’intérieur du pays. Après la Première Guerre mondiale, la ville connaît une forte croissance démographique. Encore une fois, c’est l’immigration qui a été à l’origine de la majeure partie de cette croissance. L’activité et la construction hôtelières, en plein essor dans les années 1920, attirent de plus en plus de gens et en font une ville d’importance nationale. En 1921, Nice devient la onzième ville de France.

La population a augmenté rapidement dans les années 1950 avec l’arrivée de soixante mille personnes. La ville a atteint son niveau de population actuel en raison de l’afflux de rapatriés en provenance d’anciennes colonies françaises, comme l’Algérie (beaucoup étaient d’origine espagnole, italienne et juive).

Depuis les années 1970, le processus démographique évolue : le solde migratoire, relativement élevé, est compensé par une croissance naturelle négative due à la forte proportion de personnes âgées. Toutefois, au cours des dix dernières années, ces deux types de changements démographiques ont eu tendance à être égalisés à un faible niveau. La grande différence se situe entre le solde migratoire et la croissance naturelle, mais elle est observée dans le reste du territoire des Alpes Maritimes.
Immigration

La ville est très cosmopolite ; elle compte 54 999 immigrants en 2008, soit 15,9% de sa population (dont 5,8% de personnes nées en Europe et 10,1% hors d’Europe, principalement d’Afrique du Nord). Elle se situe bien au-dessus de la moyenne nationale (8,5 %) et régionale (9,9 %) et est la troisième plus grande ville avec plus de 200 000 habitants, juste derrière Paris (20 %) et Strasbourg (19 %)26.

Quant aux étrangers (immigrés ou non), si l’on suit l’INSEE de 2008, 39 536 personnes ou 11,5% des résidents sont de nationalité étrangère27.Si historiquement la communauté italienne a longtemps été la plus importante, elle se classe aujourd’hui au troisième rang (1,3% de la population totale), derrière les communautés tunisienne (2,4%) et marocaine (1,4%).28 Les Algériens (1,1%), portugais (0,9%), espagnols (0,2%) et turcs (0,1%)28 Enfin 1,2% de la population est un national des pays africains non mentionné ci-dessus. Par ailleurs, 7,6 % des résidents ont acquis la nationalité française par naturalisation, mariage ou autres moyens28.

Du point de vue de la main-d’œuvre, en 2008, les étrangers représentaient 24,6 % des travailleurs, 14,7 % de ceux qui n’exercent pas une activité professionnelle, 12,5 % des artisans, commerçants et entrepreneurs, 10,7 % des employés, 6,8 % des retraités et 6,7 % des cadres supérieurs et professionnels,

et les professionnels de 6,3 %, 4,2 % des agriculteurs29.

Aménagement urbain


Nice en 1624

Le tissu urbain a dû s’adapter aux terrains accidentés. La ville s’est développée à partir de la vieille ville, qui occupe une sorte de triangle entre la colline du château, la mer et la rivière Paillon. Elle s’étendait d’abord vers l’est et le port, puis vers le nord. À partir du XIXe siècle, la ville a dépassé le fleuve et a commencé à s’étendre le long de la côte et à l’intérieur des terres, des deux côtés de l’actuelle avenue Jean Médecin. Au XXe siècle, l’augmentation soudaine de la population a entraîné une expansion dans la vallée du Paillon et à l’ouest, pénétrant dans les vallées et construisant les collines entourant la ville.30

A partir du milieu du XIXe siècle, le Paillon fut peu à peu recouvert ; d’abord pour abriter différents jardins, puis pour construire des bâtiments et des infrastructures (parkings, gare routière, théâtres, musée d’art moderne, centre de congrès Acropolis, centre des expositions, etc.), souvent mal conçus en termes d’aménagement urbain et qui ont entraîné une division de la ville en deux parties.31 Le Paillon fut le premier à accueillir différents jardins et ensuite à construire des bâtiments et infrastructures (parkings, gare routière, salles, musées, Centre des congrès Acropolis, Centre des expositions, etc.
Vue panoramique de la ville (y compris de nombreux points importants, comme l’hôtel Negresco) et de la plage.

Quartiers

La ville est clairement divisée en deux : la rive gauche du Paillon, plus ancienne, se caractérise par un style urbain similaire à celui de Turin. La nouvelle rive droite, plus « française », a un style beaucoup plus haussmannien.
L’Ancien Port de Nice, tableau d’Isidore Dagnan (1794-1873). Collection du Musée Municipal d’Orange.
Vue de la colline du château.

La colline du château correspond à l’ancien centre de la villa. Le château fut détruit au XVIIIe siècle par Louis XIV et démilitarisé dans la seconde moitié du XIXe siècle. C’est maintenant un lieu de promenade. Le Nice antique s’est développé à partir du 14ème siècle ; jusqu’au 19ème siècle, la plupart des classes moyennes et supérieures vivaient dans cette région. Les activités économiques étaient également concentrées dans la vieille ville. Dans ce quartier se trouvent la cathédrale Sainte Réparate, le palais communal, la place Saint-François, le palais du gouverneur (aujourd’hui le palais de la préfecture), le sénat (ancien tribunal) et la cour Saleya. Il compte également de nombreux édifices religieux et le port, qui n’est plus un lieu de pêche pour les pêcheurs, mais plutôt un lieu d’accueil pour la plupart des navires de sport et de croisière.
Quartier Cimiez Hill.

La colline de Cimiez est le quartier le plus bourgeois de la ville. Il existe de nombreux hôtels construits à la Belle Epoque, transformés en appartements pour les riches. L’avenue Jean-Médecin est la principale artère commerciale de la ville. La zone piétonne a été créée dans les années 1970, est une zone très touristique avec de nombreux restaurants et cafés. Les districts de République, Saint-Roch et Magnan sont les plus anciens de la région.
Caractéristiques architecturales.

Une rue dans le vieux quartier de Nice

L’architecture de la ville a connu une évolution particulière à travers l’histoire. La vieille ville est caractéristique de la planification des villes italiennes à l’époque moderne. Les rues sont très étroites et sinueuses, les bâtiments sont couverts de couches de couleurs chaudes (ocre ou rouge). Les nombreuses églises sont de style baroque.

En 1832, le Consiglio d’Ornato (Consiglio d’Ornato en italien, alors langue officielle) a été créé, chargé de l’organisation structurelle de Nice et de son évolution urbaine. Il a montré sa volonté d’assurer la cohérence et l’équilibre de la ville, en tenant compte du contexte historique, social et économique. Il est responsable du tissu urbain actuel : les grands boulevards périphériques, comme le boulevard Victor Hugo ; les grands axes, comme l’avenue Jean Médecin et la promenade des Anglais ; et les places qui subsistent encore, comme celles de Masséna ou Garibaldi. Les quartiers construits à la fin de l’époque moderne et au début du XIXe siècle reflètent l’influence des zones urbaines de Turin : les rues sont larges et droites, les bâtiments sont colorés.32

Les quartiers construits après l’annexion à la France en 1860 sont beaucoup plus austère et haussmanniens : les rues sont larges et droites, mais les façades colorées sont remplacées par des murs de pierre. Ces quartiers sont beaucoup plus français que les autres, même s’ils restent esthétiquement très italiens. La ville compte également de nombreux bâtiments construits à la Belle Epoque et dans les années 193033-34.

Enfin, une particularité de Nice est le grand nombre de bâtiments qualifiés de palais35, de toutes époques, de matériaux et de qualités différents.

Transport

Un embouteillage typique dans la ville.

La navette quotidienne à Nice est à la fois nécessaire et difficile. On estime qu’environ 310 000 personnes entrent et sortent de la ville chaque jour31 et pourtant les transports urbains ne sont ni satisfaisants ni fonctionnels ; ils ont un réseau routier saturé et une topographie du terrain qui rend presque impossible l’établissement de liaisons transversales36.

En 2007, une ligne de tramway a été inaugurée pour désengorger la partie de la ville qui relie le centre des quartiers nord et est. Une deuxième ligne reliant l’est et l’ouest afin de réduire la circulation automobile sur la Promenade des Anglais est prévue pour 2015 ; ce tracé est fortement contesté par la population et l’opposition municipale qui proposent un tracé alternatif le long de California Avenue qui, selon les détracteurs, apporterait et faciliterait le tramway à un plus grand nombre de personnes et serait plus pratique.37

Il est également prévu d’inaugurer, vers 2013, une ligne TGV, la LGV Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui relie Nice et Paris via Toulon et Marseille38, à la LGV Méditerranée.

Paradoxalement, la ville est beaucoup mieux reliée à Paris (une heure et demie d’avion) qu’aux prochaines Marseille et Gênes (deux heures de train), ce qui ralentit son dynamisme36.


Tramway à Nice.
Autobus et tramways

Le réseau de bus urbains et la ligne de tramway de Nice sont gérés par Lignes d’Azur, entité formée par la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur et le Conseil Général du département des Alpes-Maritimes. Lignes d’Azur a quant à elle confié l’exploitation du service à ST2N Veolia Transdev, une société du groupe Veolia39.

Depuis le 24 novembre 2007, Nice dispose d’un service de tramway constitué d’une seule ligne. Il fait 8,7 km de long et dessert 21 arrêts. Le matériel roulant se compose de vingt Citadis 302.40 unités.
Aéroport
Reportage : Aéroport international de Nice Costa Azul

Les services aériens commerciaux à Nice remontent aux lignes postales par hydravion vers la Corse, qui ont commencé en 1918. Dans les années 1920, un aérodrome a été construit, d’abord pour des spectacles aériens occasionnels, mais en 1929, il a été officiellement reconnu par le ministère de l’Air. Cette installation était subventionnée par la mairie, le Conseil Général du département et la Chambre de Commerce ; elle était gérée par l’Aéroclub de Nice.41
Vue aérienne de l’aéroport de Nice.

En 1934, la municipalité a acheté le terrain de l’aéroport à l’État. La liaison hebdomadaire avec Marseille, commencée en 1928, est complétée en 1935 par la ligne avec Bastia. A l’époque, les entreprises préféraient cependant opérer avec Cannes, qui avait des liaisons avec Paris et Londres depuis 1931.9

Bien que la Seconde Guerre mondiale ait interrompu le développement du transport aérien, elle a contribué au développement des installations. En 1944, la première piste de 1350 m de long en surface dure est mise en service. En outre, les troupes américaines de permission se sont rendues sur la côte bleue, relançant le secteur touristique.42

En 1945, Air France s’installe à l’aéroport de Nice, à partir du 17 octobre avec une ligne vers Paris desservie par un Junkers 52, puis des lignes DC-3 vers Bastia et Ajaccio, Marseille – Montpellier – Toulouse et Bordeaux, et Londres. A la fin des années 1940, d’autres destinations (Alger, Amsterdam, Stockholm, Genève…) et compagnies (SABENA, KLM, Swissair, SAS…) s’ajoutent. En 1950, le trafic intercontinental avec New York a commencé42.

En 1955, le nom actuel de Nice Côte d’Azur est adopté. La même année, l’administration de l’aéroport a été clarifiée et sa gestion a été confiée à la Chambre de commerce locale42.

En 1956 et 1957, le nouveau bâtiment de l’aéroport a été construit, ainsi qu’une piste de 2200 m, couvrant ainsi les besoins générés par l’augmentation du trafic qui a atteint un demi million de passagers en 1956.43

Entre 1961 et 1974, quatre extensions ont été développées. Cela était dû à des raisons techniques (améliorations et extensions des pistes pour accueillir des avions à réaction de plus en plus gros porteurs) et économiques (augmentation de la capacité à 2,5 millions de passagers par an). En 1974, il y avait plus de deux millions de passagers.44 Les trois millions ont été atteints en 1978 et les quatre millions en 1983. Cette augmentation a conduit à de nouveaux élargissements. Comme l’aéroport était resserré par le Var et la ville de Nice, les agrandissements ont été réalisés en gagnant du terrain vers la mer.45

Un deuxième terminal a été construit dans les années 1980 et un terminal de fret a été ajouté en 1991. Le nombre de passagers a atteint 5,9 millions en 1992.46

Entre 1993 et 1996, il y a eu une crise de croissance de l’activité. En 1994, la connexion avec Dubaï a été initiée. La même année, l’aéroport a été inondé en novembre, s’arrêtant pendant trois jours.

En 2000, l’aéroport Nice Côte d’Azur a accueilli 9 392 495 passagers, soit 217 366 mouvements. Elle avait des liaisons avec 71 destinations et 41 compagnies aériennes y opéraient. La moitié du trafic était international.48 En 2010, il y avait 103 destinations et 55 compagnies.49 10’4 millions de passagers ont utilisé l’aéroport en 2011.50
Le Port de Nice.
Port

Le Port de Nice ou Port Lympia a été construit en 1745. La Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur gère les ports de Nice, Villefranche-sur-Mer, Cannes et Golfe-Juan. Si Golfe-Juan est exclusivement dédié à la navigation de plaisance, Cannes et Villefranche accueillent également des croisières ; et Nice combine ces deux activités avec des liaisons vers la Corse51.

Le trafic du port de Nice en 2011 s’est réparti en 212 043 tonnes de marchandises, 3 266 bateaux de plaisance reçus, 446 704 croisiéristes, et un trafic avec la Corse de 812 812 personnes et 274 087 véhicules.52
Gare de Nice-Ville.
Chemins de fer

La gare de Nice-Ville, la gare centrale de la ville, permet des liaisons ferroviaires directes avec Paris avec jusqu’à 10 TGV par jour dans chaque direction, ainsi qu’avec d’autres villes françaises et capitales européennes via le réseau TGV ou le réseau Intercités. Depuis septembre 2010, l’express Nice Côte d’Azur, Riviera Express, relie directement Moscou par Monaco, Vintimille, Gênes, Milan, Innsbruck, Vienne, Varsovie et Minsk.53 Il possède également une autre gare des anciens Chemins de Fer de Provence, chef de ligne vers Digne-les-Bains, longue de 151 km et en mesure.
Routes et autoroutes

Les principales voies rapides sont l’autoroute urbaine du nord « AUN » (A8), qui facilite le transport dans le nord de la ville grâce à ses six sorties, et l’autoroute urbaine du sud « AUS », appelée Pedro Mathis ou « route rapide », avec une dizaine de sorties.

La marche anglaise absorbe environ 100 000 véhicules par jour54.

Le trafic sur la Côte d’Azur augmente chaque année de 5% et les prévisions actuelles prévoient une saturation totale du réseau d’ici 2015, d’où l’importance de développer les transports publics et de renforcer le réseau routier.

L’éducation

Nice compte 162 écoles primaires publiques, d’une capacité totale de 28 000 élèves, dont 71 jardins d’enfants, 87 écoles élémentaires et deux écoles spécialisées.55 La ville compte également 15 écoles privées, 29 universités (19 publiques et 10 privées), 12 écoles techniques (6 publiques et 6 privées) et 10 écoles professionnelles (7 publiques et 3 privées).56 La ville compte également 15 écoles privées, 29 universités (19 publiques et 10 privées), 12 écoles techniques (6 publiques et 6 privées) et 10 écoles professionnelles (7 publiques et 3 privées).

La création de l’Université de Nice Sophia-Antipolis en 196515 a conduit à l’expansion des activités de recherche, qui restent cependant sous-développées par rapport à des villes telles que Toulouse et Rennes.
Santé
Hôpital Lenval, fondation privée spécialisée en pédiatrie.

A partir de la seconde moitié du XXe siècle, la présence de médecins et de centres dans la ville a considérablement augmenté, principalement en raison du vieillissement de la population.57 Ce facteur et la présence accrue de professionnels de la santé ont contribué à développer et à augmenter le niveau, en plus de fournir de nouvelles installations et annexes aux hôpitaux dans la commune.

L’hôpital Saint-Roch, le plus ancien et situé dans le centre, a été rejoint par d’autres institutions telles que l’Hôpital Pasteur avec le Centre Régional du Cancer (C.R.L.L.C.C.) Antoine Lacassagne juxtaposé. L’hôpital pour enfants Lenval est un autre exemple, financé par une fondation privée ou plusieurs cliniques privées, telles que Saint-George et Saint-Antoine, financées principalement par des Franco-Algériens57.

Depuis l’ouverture de la Faculté de médecine en 1965, les hôpitaux publics ont acquis le statut de « CHU » (Centre hospitalier universitaire de Nice)58, considérant quatre hôpitaux de Nice comme tels :

Hôpital de L’Archet, pédiatrie.
Cimiez, dédiée à la gérontologie.
Pasteur (Centro Antoine Lacassagne) spécialisé en oncologie.
Saint-Roch, spécialisée dans les urgences.

En ce qui concerne la psychiatrie, elle est centrée sur l’hôpital Sainte-Marie, annexé à l’hôpital Pasteur et à diverses cliniques privées.
Économie

Située entre mer et montagne, capitale économique de la Côte d’Azur, Nice possède d’importantes ressources naturelles. Le tourisme, le commerce et les administrations (publiques ou privées) occupent une place importante dans les activités économiques de la ville. Elle dispose de la deuxième capacité hôtelière du pays et accueille 4 millions de touristes chaque année ; elle possède le troisième aéroport de France et deux centres de congrès dédiés au tourisme d’affaires. La ville possède également une université et plusieurs quartiers d’affaires, ainsi que des équipements culturels importants : plusieurs musées, un théâtre national, un opéra, une bibliothèque régionale, un conservatoire régional et plusieurs salles de concert.

Comme d’autres villes du sud de la France, Nice a été peu influencée par la révolution industrielle. Une grande partie de son développement économique est due au tourisme, au commerce et à la création d’activités connexes. Après la Seconde Guerre mondiale, les activités administratives ont connu une croissance spectaculaire, influençant directement l’activité économique.

En 1999, le nombre total de la population active était de 133 228,59 personnes réparties dans divers secteurs économiques :

Patrimoine
Patrimoine architectural

En raison de son passé, Nice possède un riche patrimoine architectural. Pendant la période savoyarde, plusieurs palais et hôtels privés ont été construits, ainsi que des églises de style baroque. Dans la Belle Époque, la ville s’enrichit de nombreuses villas et hôtels.
Bâtiments et lieux publics
La promenade anglaise

La Promenade des Anglais a été construite en 1822 comme route le long de la mer dans la partie construite par la colonie anglaise. Elle est longue de quatre kilomètres et se compose de deux chaussées séparées par des parterres de fleurs et des palmiers60.

Nice conserve quelques vestiges de son passé militaire, notamment la forteresse du mont Alban.61 Elle abrite également une série d’édifices intéressants datant de l’époque moderne, tels que le Palais communal de Nice,62 le Palais du Sénat de Nice,63 ou le Palais de la préfecture de Nice ou des ducs de Savoie, qui fut la demeure des princes de Savoie pendant leur séjour dans cette ville.64

Plusieurs monuments et statues commémorent des événements ou des personnages liés à l’histoire de la ville, tels que la Croix de Marbre, la colonne du pape, ou le monument des Serruriers, et la statue de Charles-Félix, la statue de Massena et celle de Garibaldi. D’autres exemples sont le monument de la reine Victoria, le monument Rauba-Capeu et le monument du Centenaire.
Château de Crémat, construit au début du 20ème siècle.
Palais, châteaux et hôtels particuliers

La présence de familles bourgeoises dote la ville d’un riche patrimoine de résidences privées.

Certaines de ces maisons sont situées dans les collines autour de Nice. Situé dans le quartier Saint-Roman-de-Bellet, le château de Bellet date du XVIe siècle65 et appartenait à une famille noble de Savoie, les Roissard de Bellet. Le château a été agrandi au XIXe siècle et restauré à deux reprises au XXe siècle. C’est au milieu des vignes que se produit le vin de Bellet. La région abrite également une chapelle néo-gothique du XIXe siècle.65 Dans le vignoble de Bellet, on trouve également le château médiéval de Crémat, construit en 1906.66

Le musée Matisse était à l’origine un hôtel particulier construit au XVIIe siècle à Cimiez par Jean-Baptiste Gubernatis, consul de Nice.67 Son style est typique des hôtels particuliers génois appartenant aux riches. L’hôtel, appelé palais Gubernatis, fut vendu en 1823 à un aristocrate, le Cocconato Raymond Garin et, en 1950, il fut acheté par la ville de Nice, qui en fit l’aménagement pour accueillir le Musée Matisse, ouvert en 1963, et le Musée d’archéologie. Le bâtiment a été rénové entre 1987 et 1993.67
Hall d’honneur du Palais Lascaris.

Plusieurs palais ont été construits par les riches familles niçoises. Un palais situé dans la vieille ville de Nice est le palais Lascaris, construit entre 1648 et le début du XVIIIe siècle par le maréchal Jean-Baptiste Lascaris-Ventimiglia, neveu du maître de l’Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, Rhodes et Malte68. C’est un palais baroque, dont l’architecture et la décoration témoignent de l’influence génoise. Le palais abrite un musée consacré aux arts décoratifs et aux arts et traditions populaires68.

Le Palais Marie-Christine a été construit au XIXe siècle, entre 1800 et 1887, dans le style néoclassique, pour Saissi Châteauneuf. Tout au long de son histoire, elle a accueilli de nombreuses personnalités dont, en 1842, la reine Maria Cristina, veuve du roi Charles Félix de Sardaigne69.

Le palais de Masséna, qui abrite le Musée Massena, a été construit en 1899 pour Victor Masséna et sous la direction de Hans-Georg Tersling, architecte de l’impératrice Eugenia de Montijo. Il s’est inspiré de la maison Rothschild à Cannes. Le style est néoclassique. En 1920, la ville achète le bâtiment et le transforme en musée d’art et d’histoire locale.70 Parmi les autres palais célèbres de la ville, citons le Palais de marbre, construit au XIXe siècle, et les bâtiments qui abritent les Archives municipales de Nice et le Palais Maeterlinck.
Château de l’Anglais, sur le Mont Boron, face à la mer.

La plupart des châteaux du 19ème siècle ont été construits par des gens qui ont passé l’hiver à Nice, français ou étrangers. Le château de l’Anglais a été construit en 1857 par Robert Smith, ancien colonel britannique ; c’était le premier château construit pour passer l’hiver à Nice.71 Le parc et le château de Valrose ont été construits en 1867 par l’architecte David Grimm pour accueillir un riche russe pendant l’hiver, Paul Von Der Wies. De style néo-gothique, il abrite aujourd’hui le presbytère de l’Université de Nice Sophia-Antipolis.72 Le château de Sainte-Hélène a été construit au XIXe siècle par le directeur du casino de Monte Carlo, François Blanc. Il devint plus tard le Musée international d’art Naïf Anatole Jakovsky en 1982.73 Le château Gairaut fut construit par Joseph Giordan.
Cafés, hôtels et vieux palais

Différents bâtiments aux activités différentes sont directement liés au passé touristique de la ville, surtout au XIXe siècle, et existent encore et sont utilisés plus ou moins transformés.
Façade de l’hôtel Excelsior Régina Palace.

Le Café Turin, situé sur la place Garibaldi, est l’un des cafés les plus célèbres de la ville. Fondée au XIXe siècle, elle était à l’origine un lieu de rencontre pour les immigrants piémontais.74 A noter également la pâtisserie Auer, rue Saint-François-de-Paule, inaugurée en 1860 et de style rococo, très à la mode à l’époque72 ou la Trappa fondée en 1886 rue Malonat, était initialement un restaurant pour pêcheurs75.
Façade de l’Hôtel Negresco, classé monument historique du pays gaulois.

Le nombre d’hôtels est considérable ; beaucoup d’entre eux, construits à la Belle Époque, ont été restaurés et modernisés dans la seconde moitié du XXe siècle. L’Hôtel Regina (Excelsior Régina Palace) a été construit sur la colline de Cimiez en 1896 par l’architecte Sébastien Marcel Biasini. La couronne en fer forgé de l’aile gauche a été réalisée selon les plans de François-Félix Gordolon. Le gigantesque Regina comptait 400 chambres et suites, dont la reine Victoria du Royaume-Uni. Transformé en appartements privés dans les années 1930, l’un d’eux abrite Henri Matisse de 1934 à sa mort en 1954.76

L’hôtel Alhambra, sur le boulevard de Cimiez, a été construit en 1900 par Jules-Joseph Sioly, architecte connu pour la construction du Palais Lamartine sous le Second Empire (rue Lamartine). C’est l’un des rares exemples d’art islamique à Nice77.

Plusieurs grands hôtels ont été construits au XIXe siècle le long de la promenade des Anglais. L’hôtel West-End, à l’origine un hôtel à Rome, a été construit en 1842 par des aristocrates anglais, puis agrandi, est le plus ancien de la région.78 A proximité se trouve l’hôtel Westminster, construit en 1878, avec la façade rose palo79 et le Negresco, construit en 1912 par Edward Niermans, pour le chef et majordome Henri Negresco, ancien roumain financé par ses clients, riches gourmets. Le design extérieur est néoclassique et l’intérieur est de style « Late Second Empire ». Restaurée par Paul et Jeanne Augier, la façade est classée Monument Historique Français depuis 1975.80

Le Palais de la Méditerranée, également sur la Promenade des Anglais, a été construit en 1927-1928 par Charles et Marcel Dalmas.81 Sa façade est ornée de figures féminines et de hippocampes sculptés par Antoine Sartorio.82Le complexe abritait un casino et un théâtre, inauguré en 192983 et fermé en 1978 en raison de difficultés financières84. La façade Art déco a été sauvée in extremis de la démolition en 1990 ; dix ans plus tard, le bâtiment a été complètement reconstruit et rouvert en janvier 2004 avec un hôtel de luxe, un casino et un showroom84.

Outre celles situées sur la Promenade des Anglais, la forêt de Nice Exedra, anciennement appelée  » Atlantique « , située sur le boulevard Victor Hugo, construite en 1913 par Charles Dalmas sur ordre d’un hôtelier suisse, avec une façade typique de la Belle Époque.85 Elle a été entièrement rénovée entre 2005 et 2008.86
Bâtiments religieux
Voir aussi : Annexe : Bâtiments religieux à Nice
Cathédrale Sainte-Réparate.

La ville conserve un grand nombre d’édifices religieux caractéristiques de l’époque baroque. La plus ancienne est l’église Notre Dame de Cimiez construite vers 1450 et reconstruite aux XVIIIe et XIXe siècles.87 Propriété des moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Pons, transférée aux Franciscains en 1546, qui ont développé le pèlerinage à la Vierge Marie. L’église possède trois retables de Ludovico Brea des XVe et XVIe siècles87.

L’église de Santiago el Mayor, connue sous le nom de El Gésu, est un édifice baroque du début du XVIIe siècle. La décoration intérieure est riche et détaillée, avec des fresques et des bas-reliefs. Le style fortement baroque de l’édifice est dû au fait qu’il a été construit comme chapelle pour les Jésuites, qui ont répandu la Contre-Réforme dans le comté de Nice. Il est situé rue Droite. Il a été remanié dans la première moitié du XIXe siècle. Son clocher date du XVIIIe siècle et se distingue par sa brique apparente, ce qui est très rare à Nice. Son plan et son architecture s’inspirent de l’église du Gesù, créée par Vignola à Rome. Son nom officiel, Jacques le Grand, fut donné en 1802 lorsqu’il devint la paroisse de cette invocation. Au début du XIIIe siècle, une église fut érigée sur un terrain appartenant aux moines de l’abbaye de Saint-Pons, érigée en paroisse en 1246. Durant la première moitié du XVIe siècle, la cathédrale, jusqu’alors située sur la colline du Château, fut transférée dans cette paroisse, dédiée à Sainte-Réparate. En 1590, lors d’une cérémonie officielle en présence de l’évêque Pallavicini et du duc de Savoie, elle fut reconnue comme église cathédrale. Considérant que le bâtiment était trop petit, Mgr Didier Palletis a chargé l’architecte Jean-André Guibert de construire un nouveau bâtiment. La cathédrale Sainte-Réparate a été construite en 1649, inspirée de l’église de Santa Susana à Rome. L’église s’inspire des styles architecturaux du début de l’époque baroque. Elle a un plan en croix latine, orienté à l’est, avec une coupole à carreaux vernis en couleur, à usage génois. Le clocher a été construit entre 1731 et 1757.92.

Parmi les autres édifices religieux baroques, on peut citer l’église Saint-Martin-Saint-Augustin sur la place Saint-Augustin. Elle date de la fin du XVIIe siècle, mais a été achevée dans les années 1830. Elle appartient aux Augustins. La chapelle Saint-Jaume ou Saint-Jacques-le-Majeur, Saint-Giaume ou Sainte-Rita, également connue sous le nom d’église de l’Annonciation de Nice94, du XVIe siècle, a été classée Monument historique de la France le 3 février 1942 ; enfin, l’église Saint-François-de-Paule, sur la rue du même nom, est baroque piémontaise, mais la façade est néoclassique95.Elle date du XVIIIe siècle, comme la chapelle Saint-Aubert, avec une façade baroque.
La cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas.

La présence d’hivernants étrangers à Nice à partir de la seconde moitié du XIXe siècle conduit à la construction de nouveaux lieux de culte. Ainsi, l’installation d’une colonie russe dans la ville a conduit à la création d’églises orthodoxes. La première église russe, l’église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra, située sur la rue Longchamp, a été construite en 1858 par l’architecte Antoine-François Barraya.71 En 1912, sur le boulevard Tzarevitch, la cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas,96 fut construite sur le site où le Prince héritier Nicolas Aleksandrovich de Russie est mort en 1865. La chapelle a été construite sur le même site que la salle où le zarévitch est mort. Son architecte, Preobrazhensky, a également construit le château de Valrose97.
Église anglicane de Nice.

De même, la présence anglaise à Nice a conduit à la construction d’une église anglicane dans le quartier de Buffa, inspirée de la chapelle du King’s College de l’Université de Cambridge. Bien qu’il y ait déjà eu une présence britannique au XVIIIe siècle, la paroisse anglicane de la Très Sainte Trinité ne fut créée qu’à la fin des guerres napoléoniennes. En 1820, il fut placé sous la juridiction de l’évêque de Londres. L’église actuelle a été construite entre 1860 et 1862.98.

En 1885, la communauté hébraïque de Nice obtient l’autorisation de construire un temple plus grand, la Grande Synagogue de Nice, inaugurée le 21 mars 1886 dans le centre-ville et rénovée en 1988. De style néo-byzantin, il est attribué à Paul Martin. Il a été inscrit sur la liste des monuments historiques en 2007.8
Parcs, jardins et espaces verts
Le Mont Boron fait partie de la ville.

Le mont Boron est une colline de près de 200 mètres de haut qui s’élève dans la ville.99 A la fin du 18ème siècle, elle a commencé à être construite et pendant longtemps les arbres et buissons y ont été interdits pour des raisons de stratégie militaire. Après l’annexion, cette exigence a été abolie et le reboisement a commencé à Boron en 1862, dans le cadre d’une politique globale menée par le Second Empire, dirigé par Prosper Demontzey. La priorité a été donnée aux plantations de pin d’Alep, une espèce d’arbre adaptée à l’écosystème de la région, résistant au manque de terres et d’eau. D’autres espèces ont également été implantées, comme l’olivier ou le caroubier. Actuellement, des mesures de protection de l’environnement sont en cours sur le mont Boron, qui couvre une soixantaine d’hectares et est classé « Espace boisé classé « 99 en application de l’article L130-1 du Code de l’urbanisme du gouvernement français.100
La cascade artificielle est située dans le jardin de la colline du Château.

La colline du château, haute d’environ 100 m, après la destruction et la démolition de la fortification militaire qui lui a donné son nom au XVIIIe siècle, a été cataloguée comme terrain militaire et dépourvu de végétation.101 Elle est restée ainsi qu’une grande roche nue jusqu’en 1820, date à laquelle la ville a été autorisée à y construire un jardin public.102 Jusqu’au milieu du XIXe siècle les travaux de reforestation se sont effectués parallèlement aux différentes espèces qui se sont établies spontanément dans cette région. Par la suite, des projets successifs ont été réalisés : la création de la cascade en 1885, un nouvel accès et un nouveau parking pour les voitures, et diverses mosaïques en 1965.

Les autres collines entourant la ville sont Saint-Pierre-de-Féric, Pessicart, Saint-Antoine-de-Ginestière, Magnan, Magdalena, Gairaut, Bellet et autres. Autrefois ils abritaient des champs de culture, pour évoluer plus tard et être habilités avec des terrasses échelonnées ou des terrasses et pour planter des oliviers, figuiers, amandiers, caroubiers, vignes, légumes et fleurs (surtout des oeillets), grâce au développement de la méthode de l’irrigation. A partir des années 1960, la floriculture a subi un sérieux revers face à l’urbanisation.103

Un deuxième jardin urbain fut construit dans les années 1860 sur un terrain marécageux sur la rive droite du Paillon.104 A partir de ce moment, le gouvernement français privilégia la construction de jardins sur dalles ou sur fondations : le premier de ce type fut réalisé en 1868-1869 devant le Grand Hôtel, le jardin Albert 1er qui relie la place Massena avec la mer. Le deuxième grand projet fut simultané et annexé à la construction du Casino Municipal en 1880 et dura dix ans.

Culture

Musées

Nice possède de nombreux musées dédiés à l’art, à l’histoire et aux traditions locales, principalement
Bâtiment abritant le musée dédié à Henri Matisse et sa façade en trompe l’œil.
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façade intérieure du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Nice.

Le Musée des Beaux-Arts a été inauguré en 1878. Elle abrite des collections de la fin du XVIe au milieu du XXe siècle105 et notamment des œuvres du peintre Jules Chéret, mort à Nice en 1932106, et du symboliste Gustav-Adolf Mossa. Il y a aussi des œuvres de Luis Bréa, de Bronzino, Charles André van Loo, Jean Honoré Fragonard, Joseph Vernet, Hubert Robert d’impressionnistes comme Sisley Monet et de post-impressionnistes comme Vuillard ou Bonnard, ainsi que des fauves comme Kees Van Dongen et Raoul Dufy107.

Le musée Matisse de Cimiez a été inauguré en 1963 dans une ancienne maison du parc des Arènes de Cimiez.67 Il abrite une collection permanente de 218 gravures, 57 sculptures, 187 objets, 68 peintures, 95 photos, 236 dessins et 14 livres illustrés. Les premiers dons ont été faits par Henri Matisse en 1953.67

Le Musée Marc-Chagall, inauguré en 1973, rassemble les œuvres de Marc Chagall consacrées à la Bible.108 Il existe dix-sept peintures consacrées à la Genèse, à l’Exode et au Cantique des Cantiques, que Chagall et son épouse ont cédées à l’État en 1966.109 En 1972, un deuxième don a été fait concernant des esquisses du message biblique. Le musée possède également des sculptures, une mosaïque, une tapisserie et trois vitraux conçus par le musée.

Le Musée international d’art naïf Anatole Jakovsky, inauguré en 1982, abrite plus d’un millier d’œuvres données par Renée et Anatole Jakovsky73.

Le Musée d’art moderne et contemporain de Nice (Mamac), inauguré en 1990, expose des créations de nouveaux réalistes comme Arman, Raysse, Niki de Saint Phalle, Tinguely, des artistes pop (Andy Warhol, Wesselmann, Indiana, Dine), des représentants de l’abstrait américain (Maurice Louis, Franck Stella, Sol Lewitt, Kully) et plusieurs autres mouvements.110 Le Museum of Modern and Contemporary Art of Nice (Mamac), inauguré en 1990, expose des réalisations de nouveaux cinéastes tels Arman, Arman,

La ville possède plusieurs musées d’histoire :

Musée de Terra-Amata, paléontologie humaine, restauré en 1999, est consacré aux résultats des fouilles de ce site archéologique (Terra Amata).
Le Musée Archéologique est dédié au Cimiez romain.
Le Musée de la Résistance Riviera est un musée consacré à l’histoire de la résistance française dans les Alpes-Maritimes pendant la seconde guerre mondiale.
Le musée de Massena, inauguré en 1921, est un musée d’art et d’histoire régionale.11170

Le Muséum d’Histoire Naturelle de Nice, inauguré en 1846, est historiquement le premier musée ouvert dans la ville.112 Il abrite les collections du XIXe siècle des naturalistes locaux comme Antoine Risso. Le Musée de la mer, situé dans la tour de Bellanda, conserve des peintures, des gravures, des maquettes de bateaux et des objets qui évoquent l’histoire de la navigation maritime locale.

Le Musée d’art asiatique a été construit en 1998 par l’architecte japonais Kenzo Tange113 et possède des collections d’art bouddhiste et des expositions consacrées aux arts asiatiques. Son approche est historique, artistique et ethnologique.
Bibliothèques
Bibliothèque patrimoniale Romain-Gary.

Le Réseau de bibliothèques de Nice (BMVR) se compose d’une bibliothèque centrale, de onze bibliothèques locales et d’une bibliothèque du patrimoine et des études. Selon la municipalité, BMVR Nice comptait plus de 100 000 abonnés en 2007, avec plus de 750 000 documents à sa disposition.114

La bibliothèque Louis-Nucéra, inaugurée en juin 2002 et baptisée du nom de l’écrivain de la ville Louis Nucera, est la bibliothèque centrale. Construite à côté du Musée d’art moderne et contemporain, sur le lit du Paillon, elle se compose en effet de deux bâtiments distincts : la Tête Carrée, conçue par Sacha Sosno et où se trouvent les services administratifs de la bibliothèque, et la bibliothèque elle-même, qui abrite une vidéothèque, une musicothèque, une salle d’exposition et une salle d’écoute115.

La bibliothèque Romain-Gary est la bibliothèque du patrimoine et des études de la ville. Situé sur le boulevard Dubouchage et ouvert depuis 1925, il possède, selon les chiffres de la mairie, 20 000 volumes anciens et plus de 370 000 volumes encyclopédiques.116 Il compte également 900 manuscrits anciens, dont une trentaine remontent au Moyen Âge.116
Langue

Après l’annexion de Nice à la France, le français a été imposé de manière assez coercitive, au point que de nombreux noms de famille traditionnels ont dû être « afrancesarse » (par exemple Blanchi ou Bianchi a été transformé en Le Blanc), de la même manière, pratiquement toute la toponymie était obligatoirement afrancesada (seulement depuis la fin du XXe siècle, dans la plus ancienne zone de cette ville des signes bilingues français et occitan (variété nizzardo) ont été utilisés, par exemple.Rue de Sainte Marie / Carrera di Santa Maria ; parfois des panneaux municipaux bilingues indiquent le nom français actuel imposé et l’ancien nom en nizzardo, tels que : Quai des Etats-Unis/Riba dou Miejou).

Exemples de mots et phrases en nizardo, (entre parenthèses le terme en occitan normatif) :

  • ami : amic (amic)
  • bonne journée : bouón jou (bon jorn)
  • nourriture : passé (repais)
  • jour : jou (jorn)
  • el : lou (lo)
  • puis : aloura (alara)
  • aujourd’hui encore : ancuèi (uèi, encara)
  • mâle : ome (ome)
  • la : la (la)
  • matin : deman (deman)
  • minuit : près-dinà (miejanuèch)
  • femme : frema (femme)
  • pain : pain (poêle)
  • victoire : vitoria (victòria)

Gastronomie

La cuisine niçoise est une cuisine de transition très influencée par l’Italie voisine, en particulier les régions de Ligurie et du Piémont, est également liée à la cuisine traditionnelle des Alpes, même si elle est essentiellement méditerranéenne.

L’un de ses ingrédients de base est l’huile d’olive, l’Olive de Nice et l’Huile d’olive de Nice, l’Appellation d’origine contrôlée depuis avril 2001117 et l’Appellation d’origine protégée.118

Les Français appellent les Nizards familièrement : « caga-blea » (« caga acelga » – en français « blette » signifie bette à carde) puisqu’un plat typique de Nice est la tortilla de acelga.
Traditions

La danse la plus représentative du département de Nice est la farandola et ses variantes : blandi, mourisca (ou morisco(a)) et pasa calle. Le pilou, en revanche, est un jeu typique de Nice.
Costume traditionnel Nice….

Il y a aussi de nombreux festivals. Le premier de l’année est le carnaval de Nice, suivi de la bataille des fleurs. D’autres fêtes traditionnelles sont la fête des cou gourdons, la fête de Nice, la fête des Mayas, le renouvellement du vœu avec procession des confréries de pénitents, la fête de saint Pierre, la fête de Malonat, la fête de l’Assomption, la fête de saint Bertoumiéu, la fête de Catherine Ségurane, la fête de Sainte Réparate, Calena et Lou Presèpi (« tradition des nizardas marionettes »).

Quant aux costumes traditionnels, pour les garçons, ils se composent d’un corsaire noir à rayures rouges et blanches, d’une large ceinture rouge et d’une grande chemise blanche ; et pour les filles, de jupes en tissu à rayures rouges et blanches, d’une blouse blanche, d’un corset en velours noir avec tablier, d’un châle en satin noir brodé et d’un capelina (grand chapeau rond).

L’hymne de la ville est Nissa la bella, la chanson originale en nizardo, composée par Menica Rondelly en 1903 sous le titre A la mieu bella Nissa.
Sports

Le sport le plus populaire à Nice est le football, représenté par l’Olympique Gymnaste Club de Nice Côte d’Azur (OGCN), également connu sous le nom de « The Gym »,119 dont les couleurs sont le rouge et le noir. Fondé en 1904, il a remporté quatre titres de champion de France (1951, 1952, 1956 et 1959) et trois Coupes de France (1952, 1954 et 1997). Le club joue ses matches à domicile dans le Riviera Allianz, un stade multifonctionnel d’une capacité d’environ 35.000 places, qui a remplacé le Stade Municipal de Ray, (Ray signifie « ruisseau » en nizardo), officiellement appelé stade Léo Lagrange, mais ce nom ne fut jamais utilisé) depuis septembre 2013. Ce stade a ouvert ses portes en 1926 et était situé sur l’avenue Ray. Sa capacité d’accueil était d’environ 18 000 sièges. Le nouveau stade se trouve dans le quartier Saint-Isidore sur la plaine du Var. Ce stade est plus cohérent avec la taille de la ville, pour permettre le développement de ce club historique, souvent considéré comme le porte-drapeau de l’identité niçoise. Avant chaque match de l’OGC Nice, l’hymne de Nice est joué.

Nice est aussi un bastion du Waterpolo en France. La ville a remporté le championnat douze fois en France au cours des quinze dernières années. Le Cacel a été l’équipe championne de France de 1992 à 1995. Victime d’une liquidation, le club change de nom pour devenir la Piscine Olympique de Nice en 1995 et retrouve le titre national de façon continue de 1996 à 2004. L’équipe a également participé à de nombreuses Coupes d’Europe. Le NSB est un club qui compétitionne dans cinq disciplines : natation, sports, water-polo, plongeon, nage synchronisée et triathlon.

Il y a aussi une passion pour le rugby en ville. Le club « historique » de la ville est le Racing Club de Rugby de Nice (RRCN), disparu en 2001 en raison de problèmes financiers, resté longtemps dans l’élite, participant à la finale du championnat de France en 1983. Il atteint de nouveau les demi-finales l’année suivante et remporte finalement le Défi Yves du Manoir, le seul titre majeur du club en 1985. Aujourd’hui, l’équipe représentant la ville est le Rugby Nice Côte d’Azur, composé d’étudiants universitaires. Il est né de la fusion avec le Club de l’Université de Nice (NUC, créé en 1967), et il a conservé ses couleurs, bleu et jaune. Il participe à une ligue fédérale et s’est fixé pour objectif de progresser dans la ligue nationale pour rappeler l’éclat du rugby niçois. A côté se trouve le Nice Rugby Coalition Club, un petit club de rugby amateur composé de membres du FSGT 06.

Créée en 1976, l’équipe de volley-ball de Nice joue dans la ligue B. L’équipe masculine a participé à la ligue A. Elle a joué dans la salle Palmeira. Ses couleurs sont le jaune et le bleu.

Le football américain a également son équipe nizardo qui jouent des matchs dans la catégorie supérieure. Le Palacio de hielo de los Deportes accueille l’équipe de hockey Eagles Hockey Nice Côte d’Azur75 qui participe à la Division 1, après avoir été champion de la Division 2 de France en 2008. Le Sports de Nice Cavigal est un club de sport amateur (handball, basketball, football, athlétisme, lutte, baseball, softball, roller…) fondé en 1943. La section de basket-ball féminin développe la NF1 (deuxième division) sous le nom de Nice et la compétition olympique de basket-ball Niza Cavigal à la suite de l’union avec le panier de l’équipe fanant-Nice. Les amateurs de basket-ball sont également regroupés à la Western Basketball Conference de Nice. Celles-ci appartiennent à l’ASPTT Nice Handball League.

Le judo est pratiqué par plusieurs clubs dont Nice Judo, fondé en 1986 et dont la sélection absolue évolue depuis 2008 en première division. Le Club de Kendo de Nice a été fondé en 1974 par Jean-Pierre Niay, ancien capitaine de France. Il joue actuellement en première division (Excellence). Le tennis de table occupe également une place importante au niveau national. NIZA CPC est en effet dans le top 20 des clubs de tennis de table en France, tant par le nombre de ses licences que par une partie de ses résultats. Il a été approuvé par la Fédération Française de Tennis de Table.

La ville est aussi le théâtre de quelques grands événements sportifs, comme l’Ironman de France, le départ du marathon des Alpes-Maritimes, l’arrivée de la prestigieuse course cycliste Paris-Nice au mois de mars et le Nice Tennis Open après quinze ans d’absence.

En 2000 et 2012, la ville a accueilli les championnats du monde de patinage artistique au parc des expositions de Nice.

Personnalités liées à la commune

Peintres, écrivains et musiciens niçois

Henri Matisse, peintre
Yoshio Aoyama (青谷), (1894-1996), peintre japonais établi sur la Côte d’Azur, disciple de Matisse.
Maurice Boitel, peintre
Jules Chéret, peintre.
Max Gallo, écrivain (Ministre de François Mitterrand)
Enrico Brizzi, écrivain
Jean-Marie Gustave Le Clézio, écrivain, Prix Nobel de littérature
Friedrich Nietzsche, philosophe, habitant d’hiver à Nice de 1883 à 1888
Pino Presti, bassiste, arrangeur, compositeur et chef d’orchestre, résident à Nice depuis 2004.

Personnages historiques de Nice

Giuseppe Garibaldi, (1807-1882), marin, soldat et faussaire de l’unification de l’Italie.
Alfredo Binetti, (1857-1911) pionnier important de la psychologie la plus connue, après l’annexion de Nice à la France en 1860, sous son nom français « Alfred Binet ».